Samedi, 6h du mat'. Nuit, froid, pluie.
Ma femme a une voix de mélécasse qui ne me dit rien qui vaille.
J'allume, c'est bien elle ! Elle est pas fraîche, son virus grippal
nous fait un remake de la grande invasion. Je partirai donc seul.
8h30, le périph'. Nuit, froid, pluie.
Allez, mets du gaz, faut s'arracher de là. Comme je n'ai rien préparé
ni itinéraire, ni timing je décide de m'en remettre au papier de
Pierre. La pluie me lâche à mi-parcours, et j'atteins Villefranche à
midi.
Il fait jour, sec et il y a même du soleil !
Ca se présente bien. Là, je trouve le moyen de me planter.
A une intersection, Je récupère la bonne route, et je vois (et j'entends
!) des motos rouges qui filent.
Tiens y'a un trail bouzouki avec eux ! J'ai à peine le temps de
m'étonner que les autres sont déjà loin. Hé! les mecs vous oubliez
vot'pote là qui ... M***e, ils sont déjà plus là !! Bon ben, il est pas
avec eux. GAAAAZZZ. Je ne sais pas si les champignons poussent au bord
de la route en cette saison dans le Lyonnais, mais de toute évidence
ca n'intéresse pas le premier. Mais alors pas du tout...
Bref, je les raccroche, facile ;-)))).
Y'a Sam et sa 748 Spéciale (modèle sans embrayage), FF-la mouette sur sa
Mostro série spéciale Lagostina, et Gilou en 900 SS série spéciale
James Bond (elle crache de l'huile). Sam me voit et arrête la troupe, on
se sert la pince, c'est sympa. Plus tard, on aura cette discussion avec
Sam :
| (Moi) | 'Tain t'emmanches sec quand même ! |
| (Lui , facon Joe Bar Team) | Moi ? Pas du tout ! J'pouvais pas passer les vitesses, regarde mon bocal d'embrayage est vide !!! |
Arrivés à bon port, on fait connaissance avec Pierre et sa petite
famille, Francesco et sa moitié. Loris agonise, pas frais, dit des
choses inintelligibles. Il m'inquiète. C'est rien, qui me dit le
Guzziste, il est juste torché grave.
Ben, c'est ça quoi, mais +++ ....
Chris et son tracteur préhistorique sont déja là aussi.Les autres
arrivent petit à petit au cours du repas consistant.
Qu'est-ce que c'est bavard un Guzziste !
Intarissable. Tu lui dis bonjour et il te dit le reste ...
Mais sympa, vraiment. J'ai appris tes tas de trucs, et maintenant que
je le connais, mon vieux projet de Guzzi Le Mans à pas trop cher montée
avec des bracelets, réservoir alu et tout, a fait un pas en avant.
Dans l'après-midi, on est plusieurs à mater la 916 de Loup d'eau.
Comme je regarde le moteur, je lui fais remarquer qu'une vis est coincée
entre le carter et le bras oscillant. D'où vient-elle? C'est clair, pour
lui cette question n'est pas seulement philosophique. On le sent limite
inquiet.
Là tout de suite, lui proposer d'accrocher un aimant au bout d'une
ficelle reliée à sa plaque pour récupérer les piéces détachées,ca ne le
détendrait pas ;-)).
Bon il se fait tard, et l'hôtel ou nous avions réservé une chambre (ma
femme et moi) n'est pas franchement à côté. Nuit, froid, pluie.
20 mn après je le trouve. Au petit matin le spectacle est impressionnant
L'hôtel est à Mornand. C'est un petit bled, en hauteur.
Le brouillard nimbe la vallée d'une écharpe soyeuse.
Il ne fait pas froid et il ne pleut plus. La ST2, démarre au quart de
tour, réveille tout ce qui dort et je décide de rouler un peu dans ce
décor éphémère. Une heure plus tard, je me pointe avec les croissants.
A ce qui s'est dit Godzilla s'est jeté dessus, mais c'était sans doute
pour en faire l'inventaire.
On fait quelques photos (pour bientôt promis, juré) et je fait l'impasse sur la ballade de midi et le barbeuque because je ne veux pas rentrer par l'autoroute. Je me suis concocté un itinéraire à base de petites routes jaunes sur la carte et ca va me prendre du temps. Quel régal cette remontée. Jusqu'à Cosne/Loire. A partir de là, déluge jusqu'à Paris. Je m'en fous. J'ai passé le WE avec des gens sympas, animés à peu de choses près de la même mauvaise foi, et d'un même esprit que j'ai trouvé bien agréable. Je me suis même pas fait trop charrier rapport aux balloches de la ST2 ... (même par Paul c'est dire ;-) )
Pierre ton WDC était super, si tu refais, j'en serais sûrement.